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We are the voice of the Cameroonian people and their fight for freedom and democracy at a time when the Yaoundé government is silencing dissent and suppressing democratic voices.
De nombreux observateurs estiment que seule une solution politique inclusive et négociée pourra mettre fin durablement aux violences. Qu’il s’agisse d’une restructuration institutionnelle, d’un nouvel accord politique ou d’une autre forme de règlement, l’enjeu demeure le même : permettre aux populations concernées de vivre en paix et de construire leur avenir sans la peur et la confrontation permanentes.
Par Timothy Enongene, Rédacteur en chef invité Independentistnews
Pour de nombreux militants et analystes favorables à la cause ambazonienne, la crise actuelle ne relève pas d’une simple rébellion provinciale, mais d’un différend historique et politique profondément enraciné. Selon cette lecture, la relation entre les deux territoires issus des administrations coloniales française et britannique n’a jamais véritablement constitué une union consensuelle durable, mais plutôt une construction politique fragile, dont les conséquences continuent aujourd’hui d’alimenter tensions et conflits.
Deux dates symboliques sont souvent invoquées pour illustrer cette divergence historique : le 1er janvier 1960, correspondant à l’indépendance de la République du Cameroun issue du mandat français, et le 1er octobre 1961, marquant l’intégration de l’ancien Southern Cameroons sous administration britannique dans un nouvel arrangement fédéral. Pour beaucoup, ces deux moments historiques témoignent de trajectoires politiques et administratives distinctes qui n’ont jamais totalement convergé.
Durant les décennies suivantes, la coexistence entre des traditions juridiques, administratives et linguistiques différentes s’est révélée difficile. Certains estiment que l’évolution vers un État fortement centralisé a accentué le sentiment de marginalisation ressenti dans les régions anglophones, tandis que d’autres soutiennent que l’unité nationale demeure essentielle pour la stabilité du pays.
Aujourd’hui, après des années de conflit, les positions restent profondément divisées. Pour certains acteurs, la solution passe par une séparation politique permettant à chaque entité de poursuivre son propre projet national. Pour d’autres, une réforme en profondeur de l’État et une véritable décentralisation pourraient encore préserver une coexistence dans un cadre commun.
Le débat s’inscrit également dans le cadre des principes africains hérités de la décolonisation, qui ont généralement privilégié le maintien des frontières héritées afin d’éviter des conflits régionaux plus larges. Mais ces principes se trouvent aujourd’hui confrontés aux revendications de populations estimant que leurs droits historiques et politiques n’ont pas été pleinement respectés.
Dans ce contexte, chaque nouvelle opération militaire, chaque arrestation controversée ou chaque épisode de violence contribue à creuser davantage la méfiance entre les populations et rend plus difficile toute perspective de réconciliation.
Un dernier mot
De nombreux observateurs estiment que seule une solution politique inclusive et négociée pourra mettre fin durablement aux violences. Qu’il s’agisse d’une restructuration institutionnelle, d’un nouvel accord politique ou d’une autre forme de règlement, l’enjeu demeure le même : permettre aux populations concernées de vivre en paix et de construire leur avenir sans la peur et la confrontation permanentes.
Timothy Enongene, Rédacteur en chef invité Independentistnews
De nombreux observateurs estiment que seule une solution politique inclusive et négociée pourra mettre fin durablement aux violences. Qu’il s’agisse d’une restructuration institutionnelle, d’un nouvel accord politique ou d’une autre forme de règlement, l’enjeu demeure le même : permettre aux populations concernées de vivre en paix et de construire leur avenir sans la peur et la confrontation permanentes.
Par Timothy Enongene, Rédacteur en chef invité
Independentistnews
Pour de nombreux militants et analystes favorables à la cause ambazonienne, la crise actuelle ne relève pas d’une simple rébellion provinciale, mais d’un différend historique et politique profondément enraciné. Selon cette lecture, la relation entre les deux territoires issus des administrations coloniales française et britannique n’a jamais véritablement constitué une union consensuelle durable, mais plutôt une construction politique fragile, dont les conséquences continuent aujourd’hui d’alimenter tensions et conflits.
Deux dates symboliques sont souvent invoquées pour illustrer cette divergence historique : le 1er janvier 1960, correspondant à l’indépendance de la République du Cameroun issue du mandat français, et le 1er octobre 1961, marquant l’intégration de l’ancien Southern Cameroons sous administration britannique dans un nouvel arrangement fédéral. Pour beaucoup, ces deux moments historiques témoignent de trajectoires politiques et administratives distinctes qui n’ont jamais totalement convergé.
Durant les décennies suivantes, la coexistence entre des traditions juridiques, administratives et linguistiques différentes s’est révélée difficile. Certains estiment que l’évolution vers un État fortement centralisé a accentué le sentiment de marginalisation ressenti dans les régions anglophones, tandis que d’autres soutiennent que l’unité nationale demeure essentielle pour la stabilité du pays.
Aujourd’hui, après des années de conflit, les positions restent profondément divisées. Pour certains acteurs, la solution passe par une séparation politique permettant à chaque entité de poursuivre son propre projet national. Pour d’autres, une réforme en profondeur de l’État et une véritable décentralisation pourraient encore préserver une coexistence dans un cadre commun.
Le débat s’inscrit également dans le cadre des principes africains hérités de la décolonisation, qui ont généralement privilégié le maintien des frontières héritées afin d’éviter des conflits régionaux plus larges. Mais ces principes se trouvent aujourd’hui confrontés aux revendications de populations estimant que leurs droits historiques et politiques n’ont pas été pleinement respectés.
Dans ce contexte, chaque nouvelle opération militaire, chaque arrestation controversée ou chaque épisode de violence contribue à creuser davantage la méfiance entre les populations et rend plus difficile toute perspective de réconciliation.
Un dernier mot
De nombreux observateurs estiment que seule une solution politique inclusive et négociée pourra mettre fin durablement aux violences. Qu’il s’agisse d’une restructuration institutionnelle, d’un nouvel accord politique ou d’une autre forme de règlement, l’enjeu demeure le même : permettre aux populations concernées de vivre en paix et de construire leur avenir sans la peur et la confrontation permanentes.
Timothy Enongene, Rédacteur en chef invité
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OCCUPEZ-VOUS D’ABORD DE VOTRE MAISON — LA CRISE INTERNE DE LA GOUVERNANCE À YAOUNDÉ
Paul Monyonge Kale: Architect of Southern Cameroons’ Parliamentary Tradition Speaker of the West Cameroon House of Assembly (1961–1966)
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