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L’histoire montre que les conflits se terminent rarement par la disparition d’un camp, mais plutôt lorsque les sociétés trouvent la volonté de négocier de nouveaux futurs.
Par Timothy Enongene, Rédacteur en chef invité Independentistnews
Pour la première fois depuis des décennies, l’autorité de Yaoundé ne paraît plus inébranlable. Les signes d’essoufflement sont visibles partout : difficultés économiques croissantes, incertitudes politiques au sommet de l’État, et frustration populaire face aux insuffisances de gouvernance accumulées au fil des années.
La crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest est désormais entrée dans sa neuvième année, et de moins en moins d’observateurs sont convaincus qu’il s’agit simplement d’un problème sécuritaire passager. Sur la scène internationale, de plus en plus d’analystes reconnaissent que ce conflit plonge ses racines dans des griefs historiques, des arrangements politiques contestés et des questions non résolues concernant l’avenir des anciens territoires du Southern Cameroons sous administration britannique.
Pour de nombreux partisans de la cause ambazonienne, le refus persistant des populations de revenir aux anciennes structures politiques démontre que la crise ne peut être réduite au silence par la seule force. Cependant, cette résistance s’est accompagnée d’un coût humain considérable : communautés détruites, familles déplacées, écoles fermées et toute une génération grandissant dans l’insécurité.
Dans le reste du Cameroun également, les populations paient un lourd tribut. Des soldats sont déployés loin de leurs foyers, des familles pleurent leurs morts, tandis que les difficultés économiques s’aggravent alors que des ressources nationales considérables sont consacrées à un conflit sans issue claire. De plus en plus de citoyens s’interrogent désormais sur l’utilité réelle de cette confrontation prolongée.
Une réalité plus dure s’impose désormais aux deux camps : l’impasse militaire n’a produit aucune solution durable. Des années d’affrontement ont plutôt renforcé les positions opposées tout en aggravant les souffrances humaines. De nombreux analystes estiment aujourd’hui qu’un dialogue politique sérieux — aussi difficile soit-il — demeure la seule voie susceptible d’éviter une détérioration supplémentaire de la situation.
Pour les militants ambazoniens, l’objectif reste l’autodétermination politique. Pour de nombreux citoyens du reste du pays, les priorités urgentes demeurent la stabilité économique, les réformes politiques et la reconstruction nationale. Ces aspirations ne sont pas nécessairement incompatibles, mais les ignorer risque de prolonger l’instabilité pour tous.
Ainsi, l’année 2026 pourrait devenir une année de clarification historique — non pas parce qu’une victoire décisive se profile pour un camp ou pour l’autre, mais parce que la fatigue et l’usure se font sentir partout. Gouvernants, mouvements politiques et citoyens sont désormais confrontés à des vérités difficiles concernant ce qui a fonctionné, ce qui a échoué et ce qui reste encore possible pour l’avenir.
Un dernier mot
Certains observateurs estiment que la résolution de la crise dans les régions anglophones pourrait également ouvrir la voie à un renouveau démocratique plus large au Cameroun. La stabilité, la prospérité et la dignité pour tous dépendront probablement moins d’une victoire militaire que d’un courage politique capable d’aborder les griefs anciens et persistants.
L’histoire montre que les conflits se terminent rarement par la disparition d’un camp, mais plutôt lorsque les sociétés trouvent la volonté de négocier de nouveaux futurs. Reste à savoir si 2026 deviendra ce tournant attendu — mais la nécessité du changement apparaît aujourd’hui plus évidente que jamais.
Timothy Enongene, Rédacteur en chef invité Independentistnews
L’histoire montre que les conflits se terminent rarement par la disparition d’un camp, mais plutôt lorsque les sociétés trouvent la volonté de négocier de nouveaux futurs.
Par Timothy Enongene, Rédacteur en chef invité
Independentistnews
Pour la première fois depuis des décennies, l’autorité de Yaoundé ne paraît plus inébranlable. Les signes d’essoufflement sont visibles partout : difficultés économiques croissantes, incertitudes politiques au sommet de l’État, et frustration populaire face aux insuffisances de gouvernance accumulées au fil des années.
La crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest est désormais entrée dans sa neuvième année, et de moins en moins d’observateurs sont convaincus qu’il s’agit simplement d’un problème sécuritaire passager. Sur la scène internationale, de plus en plus d’analystes reconnaissent que ce conflit plonge ses racines dans des griefs historiques, des arrangements politiques contestés et des questions non résolues concernant l’avenir des anciens territoires du Southern Cameroons sous administration britannique.
Pour de nombreux partisans de la cause ambazonienne, le refus persistant des populations de revenir aux anciennes structures politiques démontre que la crise ne peut être réduite au silence par la seule force. Cependant, cette résistance s’est accompagnée d’un coût humain considérable : communautés détruites, familles déplacées, écoles fermées et toute une génération grandissant dans l’insécurité.
Dans le reste du Cameroun également, les populations paient un lourd tribut. Des soldats sont déployés loin de leurs foyers, des familles pleurent leurs morts, tandis que les difficultés économiques s’aggravent alors que des ressources nationales considérables sont consacrées à un conflit sans issue claire. De plus en plus de citoyens s’interrogent désormais sur l’utilité réelle de cette confrontation prolongée.
Une réalité plus dure s’impose désormais aux deux camps : l’impasse militaire n’a produit aucune solution durable. Des années d’affrontement ont plutôt renforcé les positions opposées tout en aggravant les souffrances humaines. De nombreux analystes estiment aujourd’hui qu’un dialogue politique sérieux — aussi difficile soit-il — demeure la seule voie susceptible d’éviter une détérioration supplémentaire de la situation.
Pour les militants ambazoniens, l’objectif reste l’autodétermination politique. Pour de nombreux citoyens du reste du pays, les priorités urgentes demeurent la stabilité économique, les réformes politiques et la reconstruction nationale. Ces aspirations ne sont pas nécessairement incompatibles, mais les ignorer risque de prolonger l’instabilité pour tous.
Ainsi, l’année 2026 pourrait devenir une année de clarification historique — non pas parce qu’une victoire décisive se profile pour un camp ou pour l’autre, mais parce que la fatigue et l’usure se font sentir partout. Gouvernants, mouvements politiques et citoyens sont désormais confrontés à des vérités difficiles concernant ce qui a fonctionné, ce qui a échoué et ce qui reste encore possible pour l’avenir.
Un dernier mot
Certains observateurs estiment que la résolution de la crise dans les régions anglophones pourrait également ouvrir la voie à un renouveau démocratique plus large au Cameroun. La stabilité, la prospérité et la dignité pour tous dépendront probablement moins d’une victoire militaire que d’un courage politique capable d’aborder les griefs anciens et persistants.
L’histoire montre que les conflits se terminent rarement par la disparition d’un camp, mais plutôt lorsque les sociétés trouvent la volonté de négocier de nouveaux futurs. Reste à savoir si 2026 deviendra ce tournant attendu — mais la nécessité du changement apparaît aujourd’hui plus évidente que jamais.
Timothy Enongene, Rédacteur en chef invité
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DE BONS VOISINS, PAS DES SUJETS HOSTILES — LE CHEMIN VERS UNE COEXISTENCE ÉGALE
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